Ce jeudi, c'était jour de conférence de presse à l'AS Saint-Etienne. Face aux journalistes, Laurent Batlles (46 ans), l'entraîneur des Verts, s'est épanché sur l'actualité chargée de son équipe. Le technicien ligérien a notamment pris quelques minutes pour évoquer un sujet sensible : celui de l'arbitrage. Après être revenu sur l'expulsion pour un geste d'humeur de Jean-Philippe Krasso sur la pelouse du FC Sochaux-Montbéliard (2-1, J11 Ligue 2), le tacticien stéphanois a étayé ses propos, en ayant d'ailleurs bien du mal à cacher son agacement croissant face à certaines décisions du corps arbitral.
"Je n’ai pas revu les images de l'expulsion de Jean-Philippe Krasso car il n’y en a pas en fait"
"L'expulsion de Jean-Philippe Krasso ? Je n’ai pas revu les images car il n’y en a pas en fait. Sur celles qu’il y a, on ne voit pas son geste. Ma réaction par rapport à sa sanction (Ndlr, l'attaquant de 25 ans a écopé de trois matches ferme) ? Euh… Pffff (sic)… Déjà, dans le jeu, de perdre son meilleur buteur et quelqu’un qui performait depuis le début de saison, c’est toujours délicat. Après, il y a eu un rapport de l’arbitre qui a été fait. Il est sanctionné et le barème aurait pu être apparemment beaucoup plus important par rapport aux faits qui sont reprochés. Maintenant, le fait de ne pas avoir les images et de ne juger que sur le rapport de l’arbitre, c’est peut-être ça qui a alourdi la sentence. J’aurais préféré voir les images pour que, peut-être, les gens se disent que ça n’était pas si violent que ça. Mais, apparemment, ils n’ont pas vu les images et se sont basés sur le rapport. Et ce rapport, il est ce qu’il est. L’arbitre a vu quelque chose. Je sais que c’est difficile et je l’ai dis à J-P aussi. À la 95ème, on s’envoie dans quelque chose… On se fait chauffer… Après, je ne parlerai pas de l’arbitrage", a lancé le technicien ligérien.
"Je veux bien entendre des choses mais on ne peut pas voir l’inverse sur d’autres terrains"
Avant de le faire quand même et d'en rajouter une couche non négligeable : "Vous vous doutez bien qu’il y aura d’autres personnes au club qui s’en chargeront pour moi. Je ne peux pas me permettre. Mais ça fait sept rouges en onze matches, je ne sais pas combien de cartons jaunes… Vous l’avez vu comme moi, il n’y a pas de deuxième jaune sur l’action du penalty a Sochaux (Ndlr, Ismaïl Aaneba, coupable de la faute sur Ibrahima Wadji, était déjà averti), alors qu’on voit des choses différentes hier soir (Ndlr, mercredi soir) en Ligue des Champions. Comment on explique qu’il n’y a pas de double peine et en Ligue des Champions, c’est l’inverse ? Je veux bien entendre des choses mais on ne peut pas voir l’inverse sur d’autres terrains", a ajouté Laurent Batlles, visiblement de plus en plus agacé par les hommes en noir.