Après près de 20 ans de présidence de l'ASSE, Bernard Caïazzo a officellement passé la main, ce lundi, à Ivan Gazidis et au groupe Kilmer Sports. Dans un entretien à L'Equipe, il exprime son soulagement d'être parvenu à vendre le club.
C'est une longue page de l'ASSE qui s'est tournée lundi. Après 18 ans à la tête du club, le duo Bernard Caïazzo - Roland Romeyer a passé le flambeau à Ivan Gazidis, président du groupe Kilmer Sports. Une vente qui arrive au bon moment puisque la veille, les Verts ont obtenu la montée en Ligue 1 sur la pelouse du FC Metz. "Je me suis dit qu'on avait sauvé le club. Quoi qu'il arrive. Car Ligue 1 ou Ligue 2, cela ne changeait rien pour Kilmer. Les Canadiens ne sont pas là pour faire un coup", a confié Bernard Caïazzo dans un long entretien accordé à L'Equipe.
Le soulagement de Bernard Caïazzo
Dans les colones du quotidien sportif, le désormais ex-président de l'AS Saint-Etienne a exprimé son soulagement. "Soulagé ? Oui, car le mec qui n'a jamais fait la vente d'un club ne peut pas savoir ce que cela implique. Il y a 2 500 détails, chaque document doit être expertisé, signé, il y a eu un échange de 850 questions-réponses entre Kilmer et nous, pour un acte de vente de 400 pages. Moi, j'ai racheté le club en 2003, sans garantie de passif. Quand j'y repense, j'ai été un fou, un clown, sans faire d'audit. Tout le monde a oublié, mais je me suis pris 5 M€ de passif derrière. Avoir réussi à faire venir une sommité comme Larry, c'est inespéré. J'ai réussi un strike, et pas en étant quatrième de L1. J'en tire une fierté. (Jean-François) Soucasse, (Loïc) Perrin et (Samuel) Rustem ont ramené le club en L1. Pas moi. Ils ont fait leur job. J'ai fait le mien dans l'ombre", a lâché Bernard Caïazzo.
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