Dix-neuvième et avant-dernière du classement de Ligue 2 après 12 journées, l'AS Saint-Etienne (8 points, 2 victoires, 5 nuls, 5 défaites) n'en finit plus d'inquiéter. Dans un entretien accordé au quotidien régional Le Progrès, Loïc Perrin (37 ans), le coordinateur sportif du club ligérien, a évoqué la situation très délicate dans laquelle son club de toujours est engluée depuis plusieurs mois, confessant même un certain sentiment de honte.
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"Oui, déjà qu’il y a eu la descente, ce n’est clairement pas la place de Saint-Étienne. Mais il n’y a pas de hasard, si on est là, c’est qu’on le mérite. On avait communiqué sur un projet de deux ans, on savait que ça allait être compliqué mais on n’imaginait pas à ce point-là. Quand on change dix titulaires, il faut que les choses prennent. Et ça ne se fait pas en un jour", a lancé l'ancien défenseur central et emblématique capitaine forézien, qui se dit usé de "vivre dans la crise permanente" depuis sa nomination en décembre dernier. "C’est horrible. Nous, on est là depuis moins d’un an. Il y a eu la descente en mai dernier et même si les chances de maintien étaient infimes, je prends bien sûr ma part de responsabilité dans cet échec", a ajouté Loïc Perrin.
"Quand je vois notre effectif et celui des autres équipes de Ligue 2, on n’a pas grand-chose à leur envier"
S'il endosse une part de responsabilité, l'ancien numéro 24 des Verts ne regrette pas les mouvements du dernier mercato estival, estimant que l'ASSE a réalisé un bon marché d'été en parvenant à attirer des "joueurs confirmés qui connaissaient la Ligue 2, des joueurs de caractère sur qui s’appuyer". "Je ne regrette pas notre mercato de cet été. On a fait venir onze joueurs tout en étant conscient qu’on aurait des manques à certains postes. (...) Il y a un mois et demi, certains joueurs ne se connaissaient pas. Quand je vois notre effectif et celui des autres équipes de Ligue 2, on n’a pas grand-chose à leur envier", a ainsi lancé Loïc Perrin.
Un petit coup de pression aux joueurs
Selon ce dernier, les nouveaux joueurs doivent encore assimiler "le fait de jouer à Saint-Etienne. Ce n’est pas un club comme les autres. Il faut en prendre la mesure. Porter le maillot de l’ASSE, ça engendre de l’attente", a rappelé le dirigeant ligérien, avant de conclure en se fendant d'un petit coup de pression à l'ensemble de l'effectif forézien. "La solution viendra du terrain. On est là pour aider les joueurs. À eux cependant de trouver les leviers pour rebondir", a terminé Loïc Perrin. Ce coup de pression sera-t-il salutaire ? Le Peuple Vert, qui commence à perdre patience, l'espère.