Les réactions de la presse belge ont plu hier et ce matin sur la décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun face à la Belgique (2 h cette nuit).
L'annonce a fait l'effet d'une bombe. Folarin Balogun va pouvoir disputer le huitième de finale face à la Belgique suite à l'annulation de son carton rouge reçu face à la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale (2-0). La Maison Blanche aurait contacté la FIFA pour les convaincre de lever la sanction visant l'attaquant de l'AS Monaco. Les réactions ne se sont pas fait attendre, notamment en Belgique où la presse s'est emparée du sujet.
Gianni Infantino comme porte-étendard
Évidemment, leurs réactions sont aussi véhémentes envers la FIFA que l'on peut l'imaginer. "Avec le 'Balogun Gate', la Fifa tue le football." Comme a pu titrer la RTBF un article où Vincent Langendries, commentateur du match USA-Belgique, n'a d'abord pas cru à la rumeur qui enflait : "J’ai d’abord cru à une blague de collègue. Mais non".
Mais c'est Gianni Infantino, président de la FIFA, que le journaliste a voulu viser en priorité : "La connivence (si ce n’est autre chose) entre le patron de cet organisme mondial (qui vient de perdre tout crédit aux yeux des vrais amoureux du foot) et le tenancier de la Maison Blanche… a touché au paroxysme du ridicule voire de la honte."
Une motivation supplémentaire ?
"Seattle est à nous. Seattle sera la terre de la vérité du terrain, du vrai. Seattle sera la terre du 'Make Belgium Great Again!'", voici comment Vincent Langendries prend cette décision de la FIFA qu'il considère comme un levier de motivation supplémentaire pour les Diables Rouges. La DH Les Sports est du même avis : "Donald Trump imagine avoir donné la plus belle passe décisive de la Coupe du monde alors qu'il a tout simplement marqué contre son camp", "La Belgique aura 7,9 milliards de supporters pour la première fois de son histoire."
Le match de cette nuit (2h, heure française) aura donc une saveur particulière pour nos voisins Belges, qui ont sûrement hâte d'en découdre.