Le football réserve souvent ses plus beaux frissons pour des équipes qu'on n'attendait pas forcément. Chaque Coupe du Monde produit son lot de miracles. Une petite nation qui ignore les pronostics, gagne match après match, et progresse en phase finale devant des milliards de téléspectateurs médusés. Le football est ainsi fait.
Et alors que la Coupe du monde de football 2026 bat son plein aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l'histoire va sûrement vouloir se répéter.
Les outsiders peuvent être de gros jackpots
Parier sur un outsider en Coupe du Monde peut rapporter gros, à condition de s'appuyer sur une analyse sérieuse. MightyTips rassemble une équipe internationale d'experts en paris sportifs qui publient chaque jour des pronostics des matchs du jour sur l'ensemble des rencontres de la coupe du monde de football 2026. Des avis indépendants sur les bookmakers, un blog dédié aux stratégies et une section bonus complète : tout est là pour ne pas parier à l'aveugle sur le prochain Maroc ou la prochaine Croatie.
Quand l'histoire bascule : les outsiders qui ont tout changé
Un exemple récent échappe peut-être aux mémoires françaises, trop concentrées sur leur dernière étoile. En 2018, la Croatie n’est clairement pas favorite. À l'époque, des experts de paris sportifs comme Varieur Montague mise davantage sur le Brésil ou l’Allemagne championne en titre, avec l’Espagne et la France en outsiders crédibles. Mais avec une population de seulement 4 millions d'habitants, cette petite nation parvient néanmoins à battre l'Argentine, la Russie et l'Angleterre pour disputer le dernier match de l’année à Moscou.
Fait assez remarquable : Luka Modric sera même élu meilleur joueur du tournoi, puis Ballon d'Or quelques mois plus tard, malgré cette finale perdue face aux hommes de Didier Deschamps.
Remontons encore. En 1958, la Suède accueille le Mondial. Personne ne parie sur les Scandinaves qui atteignent néanmoins la finale, en éliminant notamment l'Allemagne de l'Ouest. Seul Pelé, 17 ans à l'époque, et son Brésil insolent les empêchent de soulever le trophée.
Autre fun fact sympa pour nous autres français, c’est à cette même CDM 58 que le français Just Fontaine établit son record de 13 buts sur la compétition. Record qui tient encore aujourd’hui et à l’époque, une Coupe du Monde se jouait en seulement 6 matchs…
En 1962, la Tchécoslovaquie imite la Suède au Chili, sans star planétaire, par la force du collectif. Le Brésil de Garrincha l'emporte finalement 3-1, mais la présence tchécoslovaque en finale reste une prouesse.
Plus récemment, en 2022 au Qatar, le Maroc est devenu la première nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du Monde. En cinq matchs, les Lions de l'Atlas n'avaient encaissé qu'un seul but — contre leur camp... L'Espagne et le Portugal, éliminés l'un après l'autre, n'en revenaient pas de se casser les dents sur la défense marocaine tandis que Regragui assumait, bravache : "Mes joueurs ne doivent pas avoir un complexe d'infériorité en tant que nation africaine. Pourquoi un pays africain ne pourrait-il pas gagner la Coupe du monde ?"
Ce que ces équipes ont en commun
Ces parcours ne sont pas des accidents. Quelques constantes reviennent à chaque fois :
- Un bloc défensif hermétique - Le Maroc en 2022 n'a encaissé qu'un but contre son camp en phase de groupes et quarts de finale réunis. La défense d'abord, toujours.
- Un leader technique indiscutable - Modric en 2018, Regragui en 2022, il y a toujours un chef d'orchestre, sur le terrain ou sur le banc, capable de fédérer.
- Un tournoi joué match par match - Aucune projection sur la suite. La Croatie en 2018 ne pensait qu'à son prochain adversaire, jamais à la finale.
- Un format qui favorise les surprises - La Coupe du Monde 2026 est par exemple la première à 48 équipes. Plus de matchs, plus de chemins vers le dernier carré et donc plus d'opportunités pour les nations moins cotées de déjouer les pronos.
Coupe du monde 2026 : qui peut jouer les trouble-fête ?
Le Maroc figure en tête de liste. Quatrième en 2022, les Lions de l'Atlas arrivent avec expérience, ambition et un effectif de premier plan : Achraf Hakimi, Brahim Díaz, Bilal El Khannouss. Selon les rédacteurs deGoal.com, le Maroc est "le mieux placé pour créer une nouvelle surprise".
La Colombie inquiète aussi les bookmakers. Troisième de la qualification CONMEBOL derrière l'Argentine et le Brésil, devant l'Uruguay, elle arrive avec Luis Díaz (Bayern Munich), James Rodríguez et une génération offensive redoutable.
La Suisse, elle, est l'outsider discret que personne ne cite, comme souvent. Le groupe est pourtant expérimenté, le bloc solide, et habitué des grandes compétitions.
Conclusion : le prochain outsider est déjà sur le terrain
La Croatie en 2018. Le Maroc en 2022. La Suède en 1958... Ces équipes ne demandaient pas la permission d'aller loin.
Elles l'ont saisi. Et au passage contredit la maxime de Likener "Le football est un jeu simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent.".