Alors qu'une femme britannique est la première a officié en tant qu'arbitre dans un match de Premier League, on se félicite de l'accession des femmes de plus en plus fréquente dans un monde masculin. Aujourd'hui, il y aurait 200 arbitres féminines qui officient, une goutte d'eau par rapport à leurs collègues masculins. Penchons nous aujourd'hui sur l'état des lieux des arbitres femmes dans le football professionnel.
Rebecca Welsh se souviendra longtemps de la soirée du 23 décembre 2023, puisqu’elle marque un tournant historique dans l’histoire du football anglais. En plaçant une femme comme arbitre centrale lors d’un match de Premier League, l’Angleterre augmente la visibilité des femmes dans le monde du football.
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Pourtant, personne n’aurait parié sur l’essor de l’arbitrage féminin dans les compétitions sportives masculines il y a plus d’une décennie.
La performance de Rebecca Welsh a été appréciée du public, alors qu’on craignait légitimement des débordements de la part de certains supporters. À la fois dans le stade et sur les réseaux sociaux, les amateurs de Premiere League ont salué la performance de Welsh, qu’ils reconnaissent comme un arbitre compétent.
Est-ce à dire que Rebecca Welsh est la première femme arbitre pour des matchs masculins ? Que nenni, puisque le cas de Stéphanie Frappart le précède. La française a déjà foulé de nombreux terrains en tant qu’arbitre centrale pour des compétitions masculines.
Stéphanie Frappart, l’âme d’un pionnière
En fait, c’est bien la France qui a innové la première dans le domaine, avec les états de service de Stéphanie Frappart, qui reste la première femme à avoir arbitré un match de Coupe du Monde au Qatar, en 2022. Cette consécration est le fruit d’un travail acharné avec de nombreux points d’orgue.
En 2014, Frappart devient le premier arbitre féminin en deuxième division française. Elle passe en ligue 1 en 2019, avec une Supercoupe d’Europe en prime. En parallèle, elle travaille sur des compétitions de football comme la coupe du monde féminine. Partout, elle est reconnue pour ses compétences et son immense réactivité durant les matchs.
Stéphanie Frappart reste le premier exemple de femme qui a su s’imposer sur des compétitions internationales largement dominées par les hommes. Même si on lui reconnaît une voix un peu fluette, ces pairs soulignent son charisme, sa rapidité de décision, et l’indéniable talent qui lui permet de faire entendre ses décisions parmi les femmes et les hommes du ballon rond.
Arbitrage féminin - une avancée lente depuis les années soixante
Mais au fait : que dit la toute puissante FFF sur l’arbitrage féminin ? C’est officiellement à la fin des années soixante que l’on donne l’opportunité aux femmes d’arbitrer certaines rencontres. Les débuts sont timides, et les premiers matchs sont des rencontres entre enfants et jeunes espoirs.
Il faut attendre les années 1970 pour que le football féminin connaît un essor plus grand. Il en résulte le recrutement d’une centaine de femmes qui vont arbitrer de manière sporadique durant les années 80.
C'est seulement durant les années 90 que la situation s 'accélère et que la Fifa autorise les femmes à arbitrer des matchs féminins d'envergure internationale.
À la fin des années 2010, c'est bien Stéphanie Frappart qui s'impose pour la première fois en tant qu'arbitre centrale, avec ses collègues Manuela Nicolosi et Camille Soriano comme équipières.
La place des femmes dans le football masculin est de plus en plus présente, comme en témoigne la présence de joueuses et d'arbitres féminines dans la jeu FC 24, digne successeur de la licence FIFA. À quand une femme entraineur d'une grande équipe de foot masculine ? La question reste posée.