Comme on l'avait aperçu en fin d'année dernière, l'équipe de France pourrait évoluer plus fréquemment à l'avenir dans un système à trois axiaux.
Qui a dit que Didier Deschamps avait l'esprit trop conservateur ? Pas ceux qui se souviennent du dernier match de l'équipe de France, le 17 novembre 2019 en Albanie. A Tirana, le sélectionneur tricolore avait abandonné son traditionnel 4-4-2 (ou 4-2-3-1) pour aligner une défense à trois axiaux, Varane, Lenglet et Kimpembe, et deux pistons dans les couloirs, Dubois et Mendy. A la clef, une victoire 0-2 qui permettait aux Bleus de bien conclure l'année civile et, sans qu'on le sache à l'époque, la saison.
De retour à la compétition cette semaine, avec un déplacement en Suède (samedi) suivi de la réception de la Croatie (mardi 8 septembre), dans le cadre de la Ligue des Nations, les champions du Monde pourraient renouveler cet essai tactique face à un adversaire d'un plus gros calibre. "Il ne s'agissait pas juste d'un one-shot", prévient Deschamps dans une interview à France Football. "C'est une organisation de jeu à laquelle je songeais depuis un moment déjà et je vous confirme qu'on va la revoir. Très vite, même. Mais vous en verrez d'autres aussi."
Un système taillé autour de Griezmann
Ouvert au dialogue sur ses choix tactiques, le patron des Bleus en dit plus sur ce à quoi pourrait ressembler, dans le détail, ce nouveau système. "Un seul principe demeure immuable quand j'imagine de nouvelles associations, c'est mettre les joueurs dans leur meilleure position, surtout les joueurs décisifs", précise-t-il, en citant plus tard dans l'interview le rôle d'Antoine Griezmann, son joueur clef. "J'y vois surtout un moyen d'offrir d'autres possibilités sur les côtés, une autre animation et un autre équilibre, en mettant Griezmann entre les lignes, derrière deux attaquants dans l'axe."
Trois axiaux, deux pistons, deux relayeurs (Tolisso et Sissoko) et Griezmann en soutien d'un duo d'attaquants (Giroud et Ben Yedder), c'est avec cette configuration que les Bleus avaient battu l'Albanie il y a dix mois. "Cela ne les avait ni surpris, ni mis en difficulté", assure DD. "Au contraire, je dirais même qu'ils étaient plutôt contents. Parfois, c'est bien aussi de changer et de surprendre les joueurs pour les maintenir ainsi en alerte et bousculer leurs habitudes, surtout si l'intention derrière est d'être plus efficace. Il n'y a rien de pire qu'une équipe qui ronronne et ne se remet pas en question."