En première ligne pour négocier et trouver l'accord sur la baisse des salaires des joueurs, Jean-Pierre Caillot, le président du Stade de Reims, a tenu à apporter des précisions concernant la possibilité d'un emprunt des clubs français auprès de fonds d'investissement. Si son homologue lillois Gérard Lopez a confirmé l'étude de cette option, le patron du club champenois a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait du "cas le plus extrême", et de développer : "certains collègues, comme Gérard ou Loïc (Féry) de Lorient (L2), des spécialistes de la finance, regardent comment s'en sortir en cas de catastrophe au niveau des droits télé (gelés par Canal et beIN Sports), pour cette saison ou la prochaine. C'est notre devoir de dirigeant d'étudier toutes les possibilités" a-t-il expliqué.
Selon Jean-Pierre Caillot, l'alternative idoine pour le moment est celle d'un prêt garanti par l'Etat. "Comme toute entreprise, les clubs peuvent contracter un emprunt qui représente trois mois de chiffre d'affaires auprès de leur banque qui sera garanti à hauteur de 90 % par l'État. Cet emprunt, relativement facile à obtenir, permettra d'abonder sur la trésorerie des clubs" a-t-il glissé.