L'ancien entraîneur toulousain, Antoine Kombouaré, milite pour une Ligue 1 à 22 équipes la saison prochaine. Il lance un appel à ses confrères.
Licencié de son poste d'entraîneur du Toulouse FC en janvier dernier, Antoine Kombouaré garde un oeil avisé sur la Ligue 1 et le scénario final qui a été décidé par la LFP. Suite à l'arrêt définitif du championnat, Toulouse et Amiens sont relégués en Ligue 2. Le Kanak ne peut concevoir cette "profonde injustice", c'est pourquoi il souhaite "lancer un appel à [s]a corporation, à [s]es amis entraîneurs, aux joueurs" afin que le football puisse "montrer une autre image". Dans les colonnes de L'Equipe, l'ancien coach toulousain prend la parole.
"Quand tu descends parce que sportivement tu n'as pas fait le travail, il n'y a pas à discuter. Mais là, il restait 30 points à prendre et les règlements ne prévoient pas un arrêt dans ces conditions. Ce sont nos amis, nos frères avec qui on a joué qui sont touchés. On est une famille et on se tend la main quand l'un souffre" a-t-il expliqué dans un premier temps. Pour qu'un changement s'opère, il attend que Philippe Piat, Sylvain Kastendeuch (les deux présidents de l'UNFP et Raymond Domenech (membre de l'Unecatef) "se bougent". L'entraîneur de 56 ans considère que les instances peuvent et doivent revoir leur convention pour permettre une Ligue 1 à 22 équipes la saison prochaine. "A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle" glisse-t-il.
"Il va y avoir de la casse, parmi les joueurs qui ne retrouveront pas de contrat mais aussi au sein des personnels administratifs des clubs. Il y aura des licenciements. Même au niveau amateur, cela va faire mal. Que des joueurs mettent un terme à leur carrière de cette manière, c'est terriblement injuste. Et j'ai toujours détesté l'injustice. Par rapport à l'inquiétude et la souffrance nées de cette crise, il faut faire bloc. On n'est pas assez solidaires. Cela me fait bondir" regrette-t-il. Afin d'obtenir le résultat attendu, Kombouaré estime "qu'il faut mener une action. Que les joueurs et les entraîneurs se mettent d'accord pour faire grève en début de saison prochaine si ça n'évolue pas. Les capitaines doivent se réunir et adopter une position commune avec un message clair : 'si on n'est pas 22, on ne débute pas'".