Dans une interview accordée à RTL, Didier Quillot, le directeur général exécutif de la Ligue de Football Professionnel (LFP), a évoqué l'avenir du football français, lourdement impacté par la crise sanitaire du coronavirus. Le dirigeant de l'instance n'a pas écarté une mise en place future d'un salary cap ou d'une limitation des effectifs.
Jeudi dernier, la Ligue de Football Professionnel actait l'arrêt définitif de la saison 2019-2020 de Ligue 1, après la publication d'un classement calculé en fonction du nombre de points remportés par match. Une décision, contestée par certains clubs, qui aura quoiqu'il arrive de très lourdes conséquences sur le plan financier. Sur les ondes de la radio RTL, ce week-end, le dirigeant a évoqué deux idées pour limiter les pertes actuelles et futures de cette situation "d'urgence économique" : l'instauration d'un salary cap et une limitation des effectifs : "Je pense qu’il ne faut rien s’interdire. Vous parlez de salary cap, on pourrait également parler de squad limit, c’est-à-dire la limitation des effectifs. Ce sont deux idées qui sont dans l’air à l’UEFA et à la FIFA et je pense qu’il va falloir faire atterrir ces idées à un moment ou un autre", a lâché le DG de la LFP.
Des idées plutôt séduisantes qui nécessiteraient, évidemment, pour être vivables en France, une harmonisation avec les autres ligues du Vieux-Continent. "Nous sommes une économie globalisée, on a des concurrents européens, donc cela ne peut pas être fait uniquement par la France. Le salary cap et le squad limit pourquoi pas, mais à condition que cela soit dans tous les pays européens en même temps, que la France ne perde pas en compétitivité économique. La France a déjà un problème de compétitivité économique lié aux charges fiscales et sociales de nos clubs, et de nos entreprises, par rapport à nos concurrents espagnols ou allemands… Il faut qu’il y ait une harmonisation ou une régulation au niveau européen", a estimé Didier Quillot.