Le président de la LFP Vincent Labrune a poussé un gros coup de gueule sur l'homophobie dans les stades français.
Vincent Labrune a été entendu par l'Assemblée Nationale ce mercredi, dans le cadre de sa Commission d'enquête sur les défaillances des fédération sportives. Le président de la LFP a poussé un premier coup de gueule concernant les violences dans les stades français mais il est apparu encore plus marqué au moment d'évoquer l'homophobie, "un truc qui lui tape sur le système".
Au cours de sa prise de parole, le dirigeant français a expliqué que cette homophobie ne l'insupportait pas mais que cela le rendait "fou". "Ce n'est même pas que ça m'insupporte, ça me rend fou. Les questions liées à l'homophobie me rendent fou". Puis Labrune s'est inspiré d'un exemple concret : le PSG - OM de septembre dernier avec les chants homophobes dans le Parc des Princes. "Ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi mal à l'aise dans un stade. On voulait sanctionner individuellement mais ils étaient 7 000, 8 000, 10 000 à chanter" a-t-il lâché, expliquant vouloir "responsabiliser" les leaders des groupes Ultras. "Ce ne sont pas les 8 000 gars qui subitement se disent "tiens on va chanter ça".

Vincent Labrune veut que les matchs soit "systématiquement" interrompu lors de chants homophobes
Pour le président de la LFP, il faut des sanctions fortes lors de chants homophobes, à savoir arrêter le match. "Il faut systématiquement interrompre la rencontre, ça me semble une bonne mesure pour marquer le coup. Je suis pour l'interruption systématique, mais je ne suis pas pour l'interruption définitive, tout simplement pour un principe de réalité. Sinon on ne terminera aucun match car à chaque match il y a des chants homophobes" a-t-il lâché, avant de préciser qu'après deux interruptions temporaires concernant des chants homophobes, la troisième serait définitive.