Pour beaucoup, la crise sanitaire du coronavirus va modifier la société d'après dans les grandes largeurs, et le football, également, sera contraint à une sérieuse remise en question. Certains estiment que les transferts et les rémunérations XXL ne seront plus que des lointains souvenirs. Laurent Nicollin (47 ans), le président du Montpellier Hérault Sport Club, n'est pas de cet avis. Dans un entretien accordé chez nos confrères du Figaro, le dirigeant pailladin a affiché son pessimisme - réalisme diront certains - sur la question.
"Vous avez la réponse avec l’attitude de certains dirigeants ces derniers jours. Malgré ce virus, les incohérences restent. L’être humain est ainsi fait, quand l’un d’eux se sentira plus beau, plus fort et avec plus d’argent que les autres, il rajoutera toujours plus d’argent pour attirer tel ou tel joueur. Je me trompe peut-être, mais je n’ai pas une grande confiance dans l’être humain, qui est toujours plus fort à détruire ce qui a été construit que le contraire. Je ne me fais pas d’illusions", a-t-il lâché, et de conclure : "Il y aura toujours 14/15 clubs qui auront des budgets entre 30 et 50 M€ et ne feront pas de folie. D’autres continueront à faire la course à l’échalote, rien ne changera à ce niveau-là. Mais je le pense aussi de manière générale dans la société. Je crois peu à ce fameux « monde d’après » et un changement total des attitudes".