Après avoir présenté Alexandre Lacazette et Anthony Lopes, pour leur nouveau contrat avec l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas a fait un rapide point sur les rumeurs autour du rachat des parts de Pathé et d'IDG. Le dirigeant a tenu à démentir certaines informations de la presse, en demandant aussi une certaine discrétion. "Pour éviter de faire de longs discours qui n'apporteraient rien car on est dans un contexte boursier extrêmement surveillé, j'ai déploré, et c'est pour ça qu'on a fait un communiqué hier soir, des informations qui ont été jeté en pâture sur la place publique. C'est vrai que nous sommes en train de faire en sorte de changer d'actionnaires, car deux sont sortants. C'est une procédure extrêmement surveillée car l'intérêt de tous les gens actionnaires en bourse peut être mis en difficulté. Il y a un certain nombres de discussions. Il n'y a rien de conclu, je pense même que les informations qui sont trop précises, quand elles sont inexactes, peuvent contribuer à faire en sorte que les choses ne se fassent pas. Nous sommes dans un monde très prudent, très confidentiel. Il y a un processus qui est en cours, il y a aucune certitude sur les discussions qui sont menées. C'est vrai aussi qu'il y a eu beaucoup de succès dans les discussions, dans le nombre d'intervenants qui étaient intéressés pour reprendre les actions de Pathé et IDG" explique Aulas avant d'assurer qu'il restera le PDG. "Il n'y a rien de conclu, le point important dans toutes les discussions : il a été précisé qu'on allait faire un renforcement des fonds propres de manière très significative. C'est pour ça qu'on est aussi à l'aise pour lancer le recrutement avec Vincent Ponsot et Bruno Cheyrou. Et deuxièmement, c'est que j'allais rester à la tête en tant que PDG du groupe. La durée sera à affiner selon les gens qui iront au bout, mais pour une période moyenne ou moyenne très longue. J'ai l'intention de continuer à vivre cette aventure qu'on est en train de préparer".
Toutefois, Aulas n'est pas "directement" candidat au rachat des parts d'IDG et Pathé car il n'en a pas les moyens. "Pas directement car je n'en ai pas les moyens. Ça représente des montants considérables. A coté, j'avais des actionnaires chinois, français et des fonds d'investissement. La particularité de la bourse c'est qu'on peut diriger sans être l'actionnaire majoritaire. Il faut avoir la confiance de ses partenaires. Je l'ai fait depuis 35 ans, et dans le futur je veux les mêmes garanties. Oui il y aura d'autres actionnaires, américains ou autre, car il n'y a rien de conclu. la difficulté est de conclure dans des informations publiques qui sont souvent inexactes et qui jettent le trouble dans les discussions. Il faut être hyper discret, je vais continuer à l'être. L'information principale, c'est qu'on aura les moyens de notre ambition et que je serai le PDG pour le futur".