À l'occasion d'un long entretien accordé ce mardi au site officiel du club, Joseph Oughourlian, le président du Racing Club de Lens, a commenté le retour des jauges dans les stades pour tenter de lutter contre l'épidémie de coronavirus. "Nous sommes confrontés à un problème de santé publique. Le fait de prendre des mesures répond à des impératifs sanitaires. Sur ce plan-là, il faut être lucide et solliciter la responsabilité de chacun qui doit agir pour endiguer ou limiter la propagation de ce nouveau variant. En tant qu’organisateurs de manifestations sportives, nous avons la totale conscience de cette responsabilité. Néanmoins, le fait d’appliquer une jauge unique basée sur une valeur absolue et applicable pour tout type d’équipement et de territoire apparait comme un contresens absolu. La proportionnalité adaptable à chaque enceinte et à chaque territoire, telle qu’elle est défendue par certains députés, Sacha Houlié en tête, est une mesure tellement teintée de lucidité…", a indiqué le dirigeant artésien, avant de pousser un petit coup de gueule sur les aides versées pour compenser la perte de billetterie.
"D’autre part, concernant la billetterie, il y a un autre point qui me semble particulièrement défaillant voire inéquitable, c’est le calcul des aides d’état. La formule arithmétique repose sur les affluences réalisées en 2019-20, soit il y a deux saisons. De ce fait, elles sont calibrées pour nous sur des années Ligue 2, quand d’anciens pensionnaires de Ligue 1, eux, bénéficient de montants en parfait décalage avec les recettes billetterie qu’ils seraient en capacité de générer actuellement. On ne valorise pas la croissance et il n’y a pas actuellement de mécanisme de rééquilibrage de ces anomalies dans notre secteur. Je terminerais ce volet avec un dernier exemple qui concerne le règlement des matchs de Coupe de France. Avec une jauge à 5 000 spectateurs, comme en 16ème et très probablement en 1/8ème, nous parvenons à un résultat déficitaire. Or, la mécanique de partage des recettes avec le club visiteur nous oblige à reverser une partie de la recette brute à nos adversaires, ce qui vient automatiquement creuser encore plus notre déficit... Dans une période aussi mouvante, la faible volonté collective à réformer, à proposer des amendements simples qui apporteraient de l’équité aux règlements me sidère parfois", a ajouté le président du RCL.