À l'instar de Strasbourg, le Stade Rennais accueille de nouveaux ses joueurs à l'entraînement, depuis une semaine, pour leur faire suivre des séances individuelles destinées à les maintenir en forme, avant une reprise plus formelle prévue le 22 juin. "Il n'était pas question de laisser les joueurs 12 semaines sans visibilité sur leur état de forme. On partageait cette envie. Personne n'y a vu d'inconvénient. Au contraire, on avait hâte de se revoir", explique Edouard Mendy dans les colonnes du Parisien. "C'était même une forme de soulagement pour beaucoup."
"Forcément, ce ne sont pas les entraînements habituels", poursuit le gardien rennais (28 ans). "On a toujours pas mal de restrictions avec notamment la distanciation. Il y a deux groupes le matin qui s'entraînent, à des horaires différents. On peut être huit ou neuf, ça dépend des jours. On arrive au centre d'entraînement. Il y a une prise de température dès l'entrée du centre. On arrive déjà habillés, on repart habillés, on se douche chez nous. Toute une organisation rationnelle et efficace a été mise en place pour qu'on puisse retrouver les sensations (...) Quel plaisir de plonger et de bloquer des ballons. Je ne pensais pas que ça m'avait autant manqué. J'ai pu le mesurer à ce moment-là à travers des gestes simples. On s'est d'abord adressé des frappes entre nous à ras de terre, à mi-hauteur. Depuis lundi, on participe à des exercices collectifs où des joueurs nous sollicitent à l'issue de petits circuits. C'est agréable, aussi, de retrouver ces duels."