Au lendemain de l'éviction du président délégué Olivier Létang, Julien Stéphan a réagi à cette décision prise par la famille Pinault.
Samedi soir, après le match nul de Rennes à domicile face à Brest (0-0), le match est passé au second plan dans les questions posées par les journalistes à Julien Stéphan. Sans surprise, l'entraîneur rennais a été interrogé sur Olivier Létang, l'ex-président délégué du club, dont le départ avait été annoncé la veille. Au niveau de son équipe, le coach breton a assuré que cette décision n'a pas perturbé ses joueurs outre mesure, ces derniers étant focalisés sur leurs objectifs sportifs. "Je sais le groupe extrêmement compétiteur. On a des échéances, que ce soit en championnat ou en Coupe de France, qui sont très excitantes pour nous. (...) L'esprit de compétition prend le dessus sur tout."
Au moment d'apporter des justifications à ce choix fait par l'actionnaire du club, le relationnel difficile entre Létang et les membres du club a rapidement émergé. Julien Stéphan en première ligne. Ces derniers mois, les rapports tendus entre les deux hommes n'ont jamais été secrets et l'entraîneur ne l'a pas caché. Il a tout de même rappelé que sans une marque de confiance de la part d'Olivier Létang, il ne serait pas sur le banc des Rouge-Et-Noir actuellement. "C'est une décision de l'actionnaire. C'est lui qui impulse la politique générale du club. On respecte ça. Moi, ce n'était un secret pour personne que nos relations n'étaient pas toujours harmonieuses. Pour autant, je ne peux pas oublier que c'est lui qui m'a donné la possibilité de me retrouver à ce poste-là. Maintenant, on est obligés de regarder vers l'avant. (...) Moi, je suis un simple entraîneur et donc je dois me focaliser sur le terrain et sur les objectifs qu'on essaie de remplir" a-t-il commenté.
Pour conclure, Stéphan n'a pas souhaité juger si le timing de cette annonce était approprié ou non, puis d'insister sur le fait qu'il s'occupe, pour sa part, de ce qui se passe sur le terrain. "Je ne sais pas s'il y a un bon timing pour ça. Il faut simplement faire confiance à l'actionnaire sur le timing. Nous, on ne peut que se concentrer sur le terrain et on ne veut que se concentrer sur le terrain. Moi, je suis un entraîneur, donc il ne faut pas m'accorder le pouvoir que je n'ai pas. Je m'occupe de l'entraînement, de la compétition et de l'équipe professionnelle."