28 ans après, les champions du monde 1998 sont revenus sur leur huitième de finale contre le Paraguay (1-0 a.p.) et donnent leur avis sur celui qui attend les Bleus ce soir (23 h, heure française).
Ils ont vécu une situation très similaire. Un huitième de finale de Coupe du Monde, une défense paraguayenne robuste, une chaleur assommante. Tous les ingrédients sont réunis pour revoir le même match que le 27 juin 1998 à Lens, où les Bleus ont péniblement battu le Paraguay un à zéro sur un but en or de Laurent Blanc.
L'équipe de France largement supérieure selon eux
Invité hier matin de la Matinale RTL, ce dernier a déclaré que l'équipe de France n'a pas de questions à se poser, ni de doutes à avoir. "Il ne faut pas avoir peur". Je pense que pour le moment, c'est nos adversaires qui ont peur. À nous de ne pas être trop confiants", a-t-il assuré sur l'antenne de RTL . "Il faut jouer ce match à fond, sans réfléchir." conclut-il.
Christophe Dugarry, au micro de RMC, est lui nettement plus confiant pour les hommes de Didier Deschamps, en faisant un rapprochement avec le match de la Suède, déjà considéré comme un match piège : "Avec la Suède, il y avait quand même des joueurs à 100 millions d'euros, Gyokeres, Isak… Même eux, ils sont incapables de nous mettre une seule fois en danger. À chaque fois, on nous sort l'argument du match piège avant le match… et à chaque fois la France broie tout le monde. Le Paraguay va prendre une rouste !".
La chaleur comme principale crainte
"S'il fait chaud, bien sûr que c'est un avantage pour l'équipe du Paraguay", a tout de même maintenu Laurent Blanc sur le site de France Info. Bixente Lizarazu est du même avis en faisant lui, un parallèle avec le match d'il y a 28 ans : "On a peu à peu senti que ce match serait compliqué et pénible (…). La forte chaleur qui régnait à Lens et sera encore supérieure à Philadelphie a eu et aura une influence."
Emmanuel Petit, invité lui d'Anaïs Matin sur RMC, explique sur quelques points les Paraguayens vont être pénibles : "Ils vont tout tenter, c'est à dire faire semblant de tomber quand il n'y a pas faute, gagner du temps, essayer de mélanger de la roublardise avec de l'expérience, tout ça pour essayer de faire sortir les joueurs de l'équipe de France de leur match dans la concentration, mais également ne pas tomber dans le piège de la frustration."
Il faudra donc faire preuve de lucidité malgré les 37°C annoncés, pour vite ouvrir le score et s'éviter un Lens bis pour les Bleus, ce sera la clé du match selon Bixente Lizarazu : "ils (l'équipe de France) devront faire preuve de patience et ne pas tomber dans la provocation, ni dans la frustration, estime Lizarazu dans sa chronique pour L’Équipe. Mais une fois la situation débloquée, et on peut leur faire confiance pour ça, les Paraguayens n'auront sûrement pas de plan B...". Les avis divergent sur les anciens Bleus, mais tous souhaitent que les nouveaux Bleus puissent se débarasser plus facilement qu'eux du Paraguay.