Alors que le projet de rachat du FC Nantes par l'entrepreneur franco-portugais Paulo Tavares est en très bonne voie, malgré l'opposition du Comité social et économique du club, les détails du dossier ont de quoi effrayer les supporters des Canaris. Jugé "catastrophique", il ressemble en tout cas à ce qu'avait initié John Textor à l'OL, et Gérard Lopez au LOSC, puis avec les Girondins de Bordeaux.
Des experts financiers ont jugé le projet de rachat du FC Nantes par Paulo Tavares, comme le rapporte Eurosport. Et il est, selon eux, aussi risqué que "catastrophique". Annoncé en très bonne voie, puisqu'un accord a été trouvé récemment entre l'entrepreneur franco-portugais de 62 ans, patron de la société Phenix Sports Invest, et Waldemar Kita, ce dossier est en pourtant assez sombre, vu de l'extérieur. Il ressemble en effet aux projections et aux ambitions données par John Textor au moment de son arrivée aux commandes de l'OL, ou encore à celles de Gérard Lopez avec le LOSC et les Girondins de Bordeaux. On connaît la suite.
La DNCG ne laissera pas les futurs acheteurs faire n'importe quoi avec le FC Nantes
Dans ses objectifs, Le clan Tavares promet une rentabilité délirante de 9% par an et le rêve de valoriser le club à 350 millions d'euros d'ici 3 ans. Mais le moins rassurant dans tout cela concerne la façon dont ce rachat serait effectué. Il se ferait via des prêts bancaires et un crédit accordé par Waldemar Kita. Problème : le FC Nantes perd déjà 20 millions d'euros par an, et sa situation sportive actuelle n'arrange évidemment rien. Tout le cash injecté ne servirait donc qu'à éponger les intérêts de la dette. De quoi inquiéter les supporters nantais, à moins que le DNCG n'agisse afin d'éviter un énième naufrage dans le football français. C'est en tout cas la volonté du gendarme financier du football français, qui a reçu de nouveaux pouvoirs de blocage et qui veut cette fois se montrer ferme. 120 à 140 millions d'euros de garanties immédiates pour couvrir les déficits seraient donc exigées au clan Tavares. Le dossier pourrait donc encore être recalé, si les conditions financières ne sont pas réunies. Danc ce cas, l'ère Kita se poursuivrait. Est-ce plus rassurant ?