Le 7 octobre 2026, l’ANJ et l’ARPP ont renouvelé à Paris leur convention de 2023. Le texte s’étend aux JONUM et prépare la révision des quatre chartes publicitaires de 2022. Les influenceurs entrent dans le périmètre, et l’ANJ défend toujours une interdiction des publicités pendant les matchs. Ce que cela change pour les supporters de football et les repères à garder côté belge. Explications.
Un match de Ligue 1 démarre et les annonces de paris défilent. Bannières, spots, maillots, publications de créateurs : tout suit le calendrier sportif. Les régulateurs français resserrent donc leur coopération sur ce terrain. Voici ce que change la convention d’octobre, et ce qu’elle laisse ouvert.
Un partenariat publicitaire renouvelé autour des jeux
Pascal Chevremont, président de l’ANJ, et Christine Albanel, présidente de l’ARPP, ont signé le renouvellement le 7 octobre. La convention vise une régulation efficace des publicités des opérateurs de jeux d’argent et, nouveauté, des JONUM, les jeux à objet numérique monétisable. L’ARPP reste le premier interlocuteur des opérateurs avant la diffusion de leurs projets. Face à un doute sur la conformité d’une publicité, elle sollicite l’avis de l’ANJ.
Les communications liées au football sont concernées
Le texte vise les opérateurs de jeux d’argent et de JONUM. Le football en subit les effets au quotidien : campagnes numériques, partenariats autour des rencontres, contenus d’influence. Un lecteur belge qui suit la Ligue 1 garde un réflexe utile. Les règles françaises ne remplacent pas celles de son pays. Un guide consacré au paris sportif belgique recense les opérateurs agréés et les moyens de paiement. Vérifiez ces points avant de jouer.
Les chartes de publicité vont évoluer
Quatre chartes d’engagement datent de novembre 2022. Elles encadrent la publicité des opérateurs à la télévision, à la radio, dans l’affichage et dans le digital. L’ANJ réfléchit à leur évolution et y associe l’ARPP. Le communiqué reste muet sur le calendrier.
Pour les fans, l’enjeu se mesure en visibilité. Une révision peut changer la place des opérateurs devant l’écran, autour du stade ou sur les réseaux. Le sens du changement reste à découvrir. Pascal Chevremont écarte pour l’instant une loi Evin des jeux d’argent. Il préfère partir des outils existants, par étapes. Les préfets peuvent par exemple interdire l’affichage publicitaire des jeux d’argent près des établissements scolaires. Selon lui, aucun n’a encore pris d’arrêté.
Les influenceurs entrent dans le périmètre
L’ANJ interviendra pour renforcer le module « JAH » du Certificat de l’Influence Commerciale Responsable de l’ARPP. Les créateurs de contenus entrent donc dans le champ.
Sur les réseaux, la passion du football et les codes promotionnels se mélangent vite. Un pronostic publié la veille d’un derby peut relever de l’analyse indépendante comme de la publicité. Cherchez une mention de partenariat, un code promo ou un lien vers un opérateur. Un seul de ces signaux suffit pour y voir un contenu commercial. Une analyse sérieuse, elle, montre ses données et ses sources. Un contenu sponsorisé doit se présenter comme tel.
Le débat vise les écrans pendant les matchs
L’ANJ défend toujours l’interdiction de la publicité pendant les matchs, le « whistle to whistle ban », selon un entretien publié par Les Enjeux le 14 octobre avec Pascal Chevremont. À la tête de l’autorité depuis juin, il reconnaît que la loi limite ses moyens de contrainte sur le volume publicitaire. En janvier 2026, l’ANJ a demandé aux opérateurs de respecter le budget global annoncé dans leur stratégie promotionnelle. Il dit répéter que les outils de l’autorité devront être complétés. Il envisage aussi un renforcement de ses pouvoirs dans l’examen des stratégies promotionnelles.
Il rappelle aussi que la technologie permet de parier toutes les 3 secondes pendant une rencontre. En 2010, la publicité devait faire connaître l’offre légale. Le marché a mûri depuis, et des marques fortes ont émergé. Le président de l’ANJ s’interroge donc sur l’intensité publicitaire. Le débat porte sur les moments de plus forte attention des supporters.
Les parieurs belges doivent garder leurs repères
Avant de répondre à une offre aperçue autour d’un match, vérifiez l’autorisation de l’opérateur auprès de la Commission des jeux de hasard, l’autorité belge. Relisez ensuite les conditions locales de l’offre. Elles varient d’un pays à l’autre, tout comme les règles de mise et de retrait. Comparez plusieurs sources avant de croire une annonce de cote ou de bonus alléchant.
Une publicité vante un service. Elle ne dit rien de la probabilité d’un résultat ni de l’adéquation d’un pari avec votre budget. Fixez votre mise avant le coup d’envoi et gardez-la. Un budget se fixe à froid, jamais à la mi-temps devant une promotion flatteuse.
Entre la convention d’octobre, la révision des chartes et le débat sur les écrans, le cadre publicitaire des paris bouge en France. Les supporters belges peuvent y lire une tendance. Leur propre cadre légal reste la référence. Ce chantier avance par étapes, et les supporters ont intérêt à garder l’œil dessus.