Eric Borghini, président de la commission des arbitres, est monté au créneau pour défendre Clément Turpin. Bien que très apprécié par l’UEFA et la FIFA, l’arbitre français ne fait toujours pas l’unanimité dans l’Hexagone.
Désigné pour arbitrer le match retour entre l’Inter Milan et l’AC Milan, Clément Turpin dirigera sa 43ème rencontre de Ligue des Champions ce mardi à 21h. Malgré son statut à l’international, le Français est toujours très décrié dans l’Hexagone. Dans une interview accordée à L’Equipe, Eric Borghini, président de la commission fédérale des arbitres, a dénoncé le traitement et la défiance réservés à celui qu’il considère comme "l’un des meilleurs arbitres européens, voire mondiaux".
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"À cause de son talent, de sa personnalité, il a cristallisé beaucoup de jalousies"
"C'est un garçon extrêmement brillant et attachant, très professionnel. Il a déjà deux Coupes du monde à son compteur (2018 et 2022). C'est notre leader. Depuis toujours, il a été jalousé. À cause de son talent, de sa personnalité, il a cristallisé beaucoup de jalousies. Nous l'avons toujours soutenu, y compris dans les moments difficiles, car tous les arbitres en ont, avec des matches sans. On est injustes avec lui, que ce soient les coaches, les présidents de club et certains joueurs. Même la presse ne lui passe rien. On guette son moindre faux pas", a lancé l’actuel président de la Ligue Méditerranée, avant d’avouer ne pas comprendre le désamour que les Français portent à l’arbitre de 41 ans. "C'est très français. Personne n'est prophète en son pays. Nous, en France, on est les rois du monde pour se tirer des balles dans le pied. On a la chance d'avoir avec Turpin un superbe arbitre et on trouve les moyens de le critiquer. Le "Turpin bashing" est très français", a-t-il taclé.