Meriem Bouchedda, une élue de Rillieux-la-Pape qui accuse deux individus, mis en cause, "d'une violente agression à caractère raciste" à son encontre et celle de son mari, a pris connaissance d'une première décision de justice. Une audience aura lieu en correctionnel en février 2027, mais la notion de "racisme" n'est pas retenue. Les Bad Gones, principal groupe de supporters de l'OL qui souhaite laver son nom, ont annoncé se constituer partie civile, affirmant, comme le Parquet, que leur association n'est pas impliquée dans cette affaire.
De nouveaus éléments ont été apportés sur la violente "bagarre" ou "agression raciste", selon les camps impliqués, qui a éclaté après le match entre l'OL et Le Havre AC (1-1), le 29 août dernier. Meriem Bouchedda, une élue de Rillieux-la-Pape, victime de ces violences, comme son mari, s'était exprimée sur son compte Facebook au lendemain de cette soirée qui a très mal fini. Elle avait alors accusé des "supporters" "d'une violente agression à caractère raciste". Les versions divergent sur la gravité des faits, notamment autour du racisme, mais plusieurs éléments font un état d'une situation confuse entre un groupe de copains. Lesquels s'invectivaient, l'alcool aidant, avec des surnoms qu'ils ont l'habitude d'utiliser, devant le Groupama Stadium de Décines (69). C'est alors que le couple est passé, et que le mari a cru qu'une invective lui était adressée. Les violences fusent alors.
Après une enquête, le Procureur de la République avait rendu une première décision : une audience en correctionnel se tiendra le 18 février 2027 et concernera les deux individus mis en cause "poursuivis du chef de violences en réunion" et qui seront donc jugés. Ainsi, pas de notion de "racisme" retenue. Un premier tournant dans cette affaire, alors que les Bad Gones, qui se sont retrouvés mêlés à ce dossier, crient à l'injustice et affirment que les deux mis en cause, d'origine algérienne, ne font pas partie de leur groupe.
"On préfère un Bad Gone coupable, c'est toujours plus vendeur qu'un Bad Gone innocent"
Les BG87, principal groupe de supporters de l'OL, ont donc annoncé se constituer partie civile pour laver leur nom, sur ce dossier. Me Hervé Banbanaste, leur avocat, l'a fait savoir : "Traditionnellement, les Bad Gones ont une politique de communication qui est relativement discrète. Mais cette fois-ci, c'est allé trop loin. On les accuse de tout et de n'importe quoi. Quand il se passe quelque chose, on les accuse systématiquement alors que, et là la réponse vient du parquet, aucun membre du groupe n'est concerné par ce dossier. Ils sont innocents à 100%, mais ça, manifestement, ça n'intéresse pas. On préfère un Bad Gone coupable, c'est toujours plus vendeur qu'un Bad Gone innocent", peut-on lire dans une enquête de RMC Sport, qui rapporte les propos de l'avocat. Reste à connaître l'issue de cet épineux dossier...