Les langues se délient ! Dans un entretien fleuve accordé ce mardi à L'Equipe, Rudi Garcia, le futur ex-entraîneur de l'Olympique Lyonnais, est revenu sur son passage dans la capitale des Gaules. L'homme de 57 ans s'est notamment attardé sur sa relation compliquée, pour ne pas dire plus, avec Juninho, le directeur sportif du club rhodanien.
Rudi Garcia avait promis, au soir de la 38ème et dernière journée de Ligue 1, qu'il en dirait "un peu plus", "un peu plus tard", sur les raisons de son départ de l'Olympique Lyonnais. Force est de constater que l'entraîneur français a tenu parole, et même qu'il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour en savoir plus sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Chez nos confrères de L'Equipe, le désormais ex-tacticien de l'OL a fait un bilan sur son parcours entre Rhône et Saône et a surtout réglé ses compte avec Juninho. "Ça s'est bien passé au début", a reconnu en préambule le technicien français. "Les choses ont commencé à se gâter sans que je m'en aperçoive. Après deux ou trois victoires en novembre, le directeur sportif ne venait plus me féliciter. J'ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, il n'était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs", a ensuite estimé Rudi Garcia.
Juninho en prend pour son grade
"Il s'est beaucoup investi, et c'est une qualité, mais je pense certainement qu'il a dû leur promettre d'être titulaire. On en a discuté, il m’a dit que si c’était à refaire, il ne s’avancerait pas sur ces choses-là. Mais ça aurait freiné l’éclosion de certains jeunes comme Caqueret en particulier. L'avis de Juni était que Jean Lucas était meilleur. Le problème a dû venir de là au départ. Et les choses se sont vite dégradées. À la trêve hivernale, je suis allé voir Vincent Ponsot, et je lui ai dit : 'Qu'est-ce qui se passe ? Que cherche Juni, à prendre le poste ? Ce n'est pas possible de continuer comme ça. Je lui laisse les clés s'il les veut'", a ajouté le technicien français, qui assure avoir proposé de démissionner pour laisser la place à Juninho si ce dernier voulait être entraîneur. Une démission alors refusée par Vincent Ponsot, le directeur général du football du club rhodanien.
Garcia regrette un manque d'harmonie en interne
Pour appuyer un peu plus ses dires, Rudi Garcia poursuit en affirmant qu'il n’est pas la seule personne du club à avoir eu des différends plus ou moins importants avec Juninho. À l'écouter, Bruno Cheyrou, le responsable du recrutement, n'est pas non plus le meilleur ami du directeur sportif brésilien : "Mais il s'était déjà fâché avec tout le monde, avec Bruno Cheyrou, en qui il voyait peut-être un concurrent. Avec Vincent Ponsot en septembre et c'est même moi qui ai calmé le jeu avec Juni pour recoller les morceaux. Je lui disais que Bruno était à sa disposition, etc. Et demandez même du côté du centre de formation…", a ainsi expliqué l'ancien entraîneur de l'OM. Pour ce dernier, aucun doute possible, les mauvais résultats de l’OL lors de la deuxième partie de saison peuvent en partie s'expliquer par la mauvaise ambiance mise à tous les étages par le Brésilien : "Il fait des choses dans mon dos, parle aux joueurs dans mon dos, laisse certains critiquer le coach comme Jean Lucas. Il a manqué d’objectivité et de traitement équitable". Ambiance...