Dans un très long communiqué publié ce mardi soir, Cristiano Ronaldo, qui avait annoncé prendre sa retraite internationale avec le Portugal en raison de son très gros conflit avec Jorge Jesus, s'est finalement rétracté et a même présenté ses excuses pour avoir quitté subitement le rassemblement. Il a toutefois expliqué longuement les raisons de cette décision prise à chaud.
L'affaire n'est pas terminée, et l'aventure de Cristiano Ronaldo avec le Portugal non plus ! Alors qu'il avait subitement quitté le rassemblement, qui vient de se clôturer, de la Seleção, en raison de sa guerre ouverte avec son sélectionneur Jorge Jesus, le capitaine de 41 ans avait affirmé son souhait de mettre fin à son idylle avec sa nation. Mais quelques jours plus tard, à froid, l'ancienne star du Real Madrid et est revenue sur sa décision dans un long communiqué en huit points. Une lettre rédigée à coeur ouvert, dans laquelle l'avant-centre présente ses excuses pour son attitude et explique pourquoi il en est arrivé à faire ce choix.
La lettre de Cristiano Ronaldo
🚨🚨💣 LE COMMUNIQUÉ DE CRISTIANO RONALDO 🇵🇹 DÉVOILÉ PAR @B24PT !!!! PRENEZ BIEN 5 MINUTES 👇 « Comme je l’avais promis, j’ai décidé de raconter moi-même, et de manière directe, les circonstances entourant le dernier rassemblement de la sélection nationale. Après la Coupe du monde 2026, j’ai préparé une lettre destinée aux Portugais, que je conserve encore, avec les mots que je souhaite leur adresser lorsque je quitterai définitivement notre équipe. À la fin de la compétition, dès le vol de retour des États-Unis, le président de la Fédération m’a demandé, avec insistance, de reconsidérer ma décision de partir, car la FPF souhaitait que je continue. Il m’a ensuite demandé mon avis sur le sélectionneur actuel, dont il envisageait la nomination, parmi d’autres noms qu’il ne m’a pas révélés. J’ai répondu au président de la Fédération que, selon moi, ce serait le bon choix. C’est pourquoi, le jour où le sélectionneur actuel a été présenté, j’ai été sincèrement heureux de cette nomination. C’était le bon choix, comme les résultats le confirment. Quelques jours plus tard, le nouveau sélectionneur m’a contacté pour la première fois en me disant qu’il souhaitait me rencontrer en personne. J’ai accepté et nous avons fixé rendez-vous à la fin de mes vacances. Nous nous sommes retrouvés à la Cidade do Futebol, où mon club effectuait son stage de préparation. Ce jour-là, le sélectionneur m’a dit qu’il comptait sur moi et que ma présence était fondamentale pour son projet. Il m’a immédiatement présenté un programme pour ma participation. Il m’a dit que je jouerais le premier et le dernier match et que, pour gérer les efforts physiques, il effectuerait systématiquement trois à quatre changements par match. À ce moment-là, il a évoqué la possibilité que je ne voyage pas avec la sélection en Norvège et au Danemark. Il m’a proposé de jouer le premier match, de rester au Portugal, puis de rejoindre à nouveau le groupe avant la rencontre au Dragão. J’ai immédiatement refusé cette proposition. Il me semblait évident que je ne pouvais pas l’accepter. Ce n’était pas parce que je ne jouerais pas les rencontres à l’étranger que je cesserais d’assumer mon rôle de capitaine. Ce privilège de rester au Portugal n’aurait pas été un bon exemple. Le sélectionneur a finalement partagé mon analyse. Simão Coutinho, directeur sportif d’Al-Nassr, a assisté à cette conversation. C’est la personne sous la responsabilité de laquelle le sélectionneur actuel travaillait durant toute la saison passée, et l’un des responsables de son recrutement par le club en 2025. La veille du début du rassemblement, le sélectionneur s’est rendu chez moi, à Lisbonne, pour une nouvelle discussion, à sa demande. La conversation a été sereine et tous les principes convenus en août ont été maintenus. J’ai disputé le match à Alvalade et, malgré mon remplacement, je n’ai posé aucun problème. J’ai moi-même mis le brassard au bras de Bruno Fernandes, loin d’imaginer que je pouvais être en train de vivre mes derniers instants comme joueur et capitaine de la sélection nationale. Ce qui comptait pour moi ce jour-là, c’était notre victoire. Gagner est toujours agréable ; au Portugal et pour mon pays, c’est encore mieux. À l’heure du déjeuner, le jour du match en Norvège, un adjoint du sélectionneur est venu à la table où le groupe déjeunait et m’a informé que le sélectionneur souhaitait me parler. À ma grande surprise, celui-ci m’a demandé si j’étais en état de jouer trente minutes. J’étais totalement concentré sur ma récupération physique, intégré au groupe comme toujours, et je pensais que je ne jouerais pas ce jour-là. Cela ne me posait aucun problème. Cette demande sortait de mon programme de récupération physique et d’entraînement — puisque je ne devais rejouer que le 4, au Dragão — mais j’ai évidemment répondu oui. Il m’a alors dit de me tenir prêt, car je jouerais trente minutes.
— Actu Foot (@ActuFoot_) October 6, 2026