Alors qu'un premier joueur impliqué en coupe d'Europe, Daniele Rugani, a été testé positif au coronavirus, l'UEFA doit se réunir dans les prochaines heures pour prendre des mesures. La thèse d'une suspension de la Champions League prend de l'épaisseur.
L'édition 2020 de la Ligue des Champions a pris un tournant mercredi soir. On ne fait pas référence ici à la qualification du PSG pour les quarts de finale, ni même à la sortie de route précoce du tenant du titre Liverpool, mais à un communiqué de la Juventus indiquant que son défenseur Daniele Rugani a été infecté par le coronavirus. Il s'agit du premier joueur engagé dans une compétition européenne à être testé positif.
À six jours de la réception de Lyon à Turin, en 8e de finale retour de la C1, cette information a fait l'effet d'une bombe, en Italie mais aussi dans toute l'Europe. Car si la tenue du match face à l'OL est désormais impossible, tout le groupe turinois ayant été placé en quarantaine, de sérieuses questions se posent plus globalement sur la suite de la compétition. D'après la presse italienne, elles seront débattues dès aujourd'hui au cours d'une réunion prévue à l'UEFA.
Le retour entre Barcelone et Naples pose (aussi) problème
Outre le cas Rugani, auquel elle n'a pas encore réagi officiellement, l'instance devra étudier une autre pièce ajoutée au dossier d'une potentielle suspension de ses compétitions, à savoir l'interdiction des vols entre l'Espagne et l'Italie. Prononcée par le gouvernement espagnole, elle a déjà conduit au report des 8es de finale de Ligue Europa entre le FC Séville et la Roma et entre l'Inter Milan et Getafe. Quant à la Champions League, le retour entre le FC Barcelone et Naples ne peut, de fait, pas avoir lieu au Nou Camp et le délocaliser sur terrain neutre s'annonce compliqué...
Les raisons de suspendre les compétitions européennes, auxquelles on peut également ajouter le ridicule des matchs à huis clos, s'accumulent pour l'UEFA. Confrontée à la fois à des enjeux sanitaires, sportifs, économiques et politiques, elle devra prendre une décision dans de très brefs délais et, en cas de suspension, définir les conditions d'une potentielle reprise plus tard dans la saison, alors que la finale à Istanbul est prévue le 30 mai et que l'Euro, également menacé, est censé débuter deux semaines plus tard (12 juin). Le football européen retient son souffle.