Face à la presse ce lundi, lors du traditionnel point de fin de mercato estival, Michael Gerlinger, le directeur général de l'OL, a évoqué les récentes violences racistes autour du Groupama Stadium. Le dirigeant lyonnais, qui a avoué être "dépassé" par ces agissements, a demandé le soutien de l'État.
Après la rencontre face au Havre AC, il y a un peu plus d'une semaine, une violente agression raciste avait eu lieu autour du Groupama Stadium à l'encontre d'une élue de Rillieux-la-Pape et de son mari. Une scène d'une violence extrême qui a provoqué la colère et l'incompréhension de Michael Gerlinger, le directeur général de l'OL. Ce dernier, qui s'est présenté face à la presse ce lundi en compagnie de son directeur technique, Matthieu Louis-Jean, est revenu sur ces actes déplorables entâchant l'image du septuple champion de France. Il a avoué avoir été choqué, et a demandé l'appui de l'État afin d'éradiquer ces phénomènes dont il ne veut plus qu'ils se reproduisent.
"Ils viennent avec des cagoules, on a besoin de l'aide de l'Etat, de la police"
"Il faut travailler professionnellement avec ça, avec les groupes de supporters. Pour moi, c'était nouveau à Lyon, j'ai beaucoup parlé avec eux. On a fait ce qu'on ne veut pas voir dans notre stade, on a travaillé sur les interdictions de stade, les points de rassemblement, le positionnement dans le stade entre groupes de supporters qui ne s'aiment pas. Dans le stade, ça marche plus ou moins. Là, maintenant, les incidents sont en dehors du stade. J'ai vu quelques photos, de la violence complètement malade. Des groupes se sont rassemblés avec des armes. Ce ne sont pas des gens qui aiment le foot, ce ne sont pas des gens qui nous supportent, ils ont des problèmes entre eux. Ils viennent avec des cagoules, on a besoin de l'aide de l'Etat, de la police. J'ai pris contact avec eux. J'ai parlé, après le match contre Auxerre, avec la préfecture pour prendre des nouvelles. On va attendre les résultats de ces enquêtes. Je n'ai jamais vu une telle violence. C'est quelque chose que, nous seuls, on ne peut pas gérer, surtout en dehors du stade. Tout le monde doit travailler là-dessus. On va continuer à faire ça, j'avais l'impression que ça allait mieux. Maintenant que ce n'est plus possible dans le stade, ils font ça en dehors. On ne veut pas voir ça", a déclaré Michael Gerlinger.
"Le risque, c'est si tu travailles autour du stade, à OL Vallée, les gens commencent à avoir peur. Il y a eu quelques problèmes à Munich avec certains clubs. Les supporters de Munich sont de gauche : si on recevait ou on se déplacait contre un club avec des supporters de droite, il y avait des bagarres. Il y a des gens innocents impliqués, c'est terrible, mais ce n'est pas nouveau. Cet indicent, ça me choque la violence. Comment des gens peuvent faire des choses pareilles ? Cela me surpasse. Venir avec des armes et taper sur des gens à terre, je ne comprends pas. Je dois attendre les faits établis. C'est seulement avec les faits qu'on peut prendre des mesures. Il faut des sanctions sévères, graves et pénales. Les procédures durent longtemps, deux ans. Et, parfois, il n'y a pas de décision, mais j'espère que ça va aller un peu plus vite. On va avoir une réunion avec la préfecture, pour voir ce que tout le monde peut faire, travailler ensemble, faire une table ronde pour discuter de ça. Ce n'est pas idéal en ce moment. On va faire ce qu'on peut faire en tant que club. On n'est pas la mairie, la préfecture, j'espère qu'on va rester un club de foot avec de la joie et moins de haine", a ajouté le directeur général de l'OL.