Ce jeudi, le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, a expliqué les raisons qui ont poussé la FFF à retirer son soutien à Gianni Infantino à la tête de la FIFA.
Ce jeudi, la FFF a officialisé son opposition à la nouvelle candidature de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA. Invité sur RMC Sport, Philippe Diallo est revenu longuement sur les raisons de ce refus inédit.
Un arbitrage contesté pendant la Coupe du monde
Dans un premier temps, le président de la FFF a pointé du doigt plusieurs choix arbitraux survenus lors de la Coupe du monde, en particulier un qui a fait polémique : "Je pense que durant la Coupe du monde, il y a eu un certain nombre de décisions qui ont heurté. Le carton rouge annulé de Balogun, qui a pu choquer ceux qui sont attachés à l'éthique, puis cette finale avec cette mi-temps à 27 minutes. Quand on commence un tournoi, il faut respecter les règles et protéger la compétition".
La contestation autour de la vente de parts de la Coupe du monde
Dans un second temps, Philippe Diallo a également ciblé le projet de création d'une société destinée à céder des parts de la Coupe du monde : "Il y a eu ce projet de société commerciale pour acheter une partie de la Coupe du monde. Cette série d'événement a modifié notre perception de la gouvernance de la Fifa, notamment la méthode avec une certaine opacité. On ne pouvait pas l'accepter. Vendre des parts de la Coupe du monde, c’est choquant sur la méthode et ça soulève des questions. Nous avons créé une société commerciale en France quand la situation financière de nos clubs était dramatique. Ce n'est absolument pas le cas de la Fifa. La Fifa n'a pas besoin d'argent".
Enfin, le président de la FFF affirme avoir échangé avec plusieurs fédérations, notamment africaines et européennes, pour construire une alternative avec une nouvelle gouvernance claire : "Maintenant qu'on a dit qu'on ne soutiendrait pas une nouvelle candidature d'Infantino, il faut proposer un projet avec d'autres fédérations. J'ai eu des contacts avec beaucoup de fédérations africaines. Certes, ils soutiennent Gianni Infantino, mais vous verrez que dans l'isoloir, ce sera différent. (...) J'ai échangé avec le président de l'UEFA Ceferin qui m'a demandé de revenir devant les autres fédérations européennes pour donner le cap. Je pense donc qu'il me fait confiance. La France n'est pas un pays comme un autre, la France a fondé la Fifa. Nous avons aussi une légitimité sportive, nous sommes depuis longtemps dans les trois premières nations au classement Fifa."