Jean-Michel Aulas s'est rangé à l'avis de son homologue niçois Jean-Pierre Rivère, en début de semaine, en émettant l'hypothèse d'une saison 2019-2020 bouclée entre septembre et décembre, ce qui permettrait d'enchaîner avec la prochaine dès le début d'année 2021. L'idée compte quelques partisans, mais aussi des opposants, qui ne manquent pas de souligner le coût économique d'un tel scénario. Loïc Féry, le président du FC Lorient, l'estimerait à un milliard d'euros et n'a pas manqué de le faire savoir à ses homologues, selon L'Equipe.
D'autres prévisions sont moins pessimistes, mais tablent sur des pertes comprises entre 500 et 800 millions d'euros, conséquences de l'abandon des derniers versements en droits TV de la saison en cours (Canal et BeIN refusent de payer 283 M€ tant que la saison ne reprend pas), voire de ceux de Mediapro pour la saison prochaine. Cette estimation intègrerait aussi les pertes en sponsoring inhérentes à l'arrêt des compétitions pendant près de six mois.