Le LOSC a réagi après la grosse sanction de la FFF envers Olivier Létang.
Après ses propos envers l'arbitrage lors de la deuxième journée du championnat contre le PSG (2-2), Olivier Létang a été lourdement sanctionné par la FFF. Le président lillois écope de 6 mois de suspension, dont 2 mois ferme. Le LOSC a communiqué concernant ce sujet. "Olivier Létang prend acte de la décision de la commission supérieure d’appel de la Fédération française de football et la déplore. Doublement sanctionné, il entend faire valoir ses droits et engagera toutes les voies de recours nécessaires. La Fédération Française de Football était absente lors de cette commission et n’a pas pris d’écritures. La décision fut émise dans un temps très court, laissant supposer que la sanction était déjà préparée. De façon tout à fait inédite à l’encontre d’un dirigeant du foot français qui n’a en l’espèce ni menacé, ni agressé, ni injurié de membres du corps arbitral", a réagi l'écurie nordique.
Le communiqué du LOSC
Olivier Létang entend bien faire valoir ses droits et rappelle que les faits reprochés tiennent uniquement dans des échanges privés. Dans d’autres dossiers récents, plus graves, "qui portaient sur des faits de violence ou sur des prises de position publiques d’une grande dureté, la Fédération n’a ni sanctionné ni fait appel. Il est difficile de ne pas y voir deux poids, deux mesures. Cette décision pose un précédent préoccupant pour le foot. La FFF ferme la porte au dialogue. Sans dialogue et sans transparence, l’arbitrage ne pourra pas progresser, et c’est l’ensemble des clubs qui finira par en subir les conséquences sportives et économiques. Une prise de conscience collective est indispensable. Au-delà du dossier lui-même, cette sanction soulève une question plus large. Sanctionner un président qui demande davantage d’exigence et de transparence à la direction de l’arbitrage envoie un signal inquiétant à tous ceux qui veulent faire progresser le football français. Olivier Létang n’est pas sanctionné pour des menaces ou des injures, puisqu’il n’y en a eu aucune. Il l’est pour avoir posé des questions et refusé le statu quo. Il continuera à le faire.".