Leader de Ligue 1, avec quelques solides victoires et certaines certitudes acquises par Paulo Fonseca, notamment dans la rotation, l'OL a balayé tout cela d'un revers de main à Hoffenheim, jeudi soir (défaite 3-0). Une contre-performance quasiment historique, qui est loin d'être rassurante avant un choc contre le double champion d'Europe en titre.
Ligue 1 - Journée : 8
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Il paraît loin, ce mois d'août, où l'OL oscillait entre le bon et le moins bon. Malgré la cruelle élimination aux portes de la Ligue des Champions face au Fenerbahçe SK (3-2 aller-retour), Paulo Fonseca y avait toute de même trouvé sa première certitude : à Toulouse. Avant la deuxième manche face aux Stambouliotes, et alors que tous les regards étaient tournés vers la C1, plutôt que vers cette première journée de Ligue 1, le technicien lyonnais avait décidé de changer intégralement son onze de départ. Le plan de jeu : les cadres au frigo, les jeunes à l'oeuvre. Duranville, Himbert, Boudache, et même le jeune Mathys De Carvalho, depuis parti en Arabie saoudite, tous alignés. Des choix payants, puisque l'OL s'était imposé 2-0. "Vous avez tous dit que j'étais fou", jubilait Fonseca après le coup de sifflet final. Le message passé était fort : tout le groupe est concerné, et chaque joueur aura son mot à dire cette saison. Le symbole : Rémy Descamps, le numéro deux dans la hiérarchie des gardiens, mais qui a déjà disputé trois matches depuis l'entame de l'exercice.
Les doutes ressurgissent
Depuis Toulouse, de l'eau a coulé sous les ponts du Rhône et de la Saône. Mais l'OL a trouvé de la régularité, avec des solides succès et des adversaires de niveau européen à son tableau de chasse. Comme le Stade Rennais (4-0), Crystal Palace (3-2), ou encore le RSC Anderlecht (2-1). Un match au cours duquel Paulo Fonseca avait fait beaucoup tourné, là encore, avec huit changements par rapport à son onze aligné quatre jours plus tôt, le 12 septembre, face au Paris FC (0-0). Malgré un faux pas face au RC Lens (2-1) au retour de la trêve internationale, le bilan lyonnais était très positif depuis début septembre : 5 victoires, 1 nul et 1 défaite. Face à l'OGC Nice (victoire 2-1), le week-end dernier, l'OL est même passé leader de Ligue 1. Enfin, co-leader, avec quatre autres équipes (PSG, Paris FC, LOSC et AS Monaco) à 14 points. Mais bien premier, grâce à une différence de buts plus favorable (+8).
Et puis, patatras. Paulo Fonseca pouvait se réjouir de compter sur un groupe étoffé, malgré la blessure de Loïs Openda, et qui répond présent, quelque soit les compositions de départ. Après le match face aux Aiglons, Matthieu Louis-Jean vantait le travail de son coach en zone mixte, en assurant même que les discussions autour de sa prolongation de contrat étaient toujours "en cours". Mais comme le football est cruel, les doutes ont ressurgi quelques jours plus tard. Jeudi soir, face au TSG Hoffenheim. Plus large défaite en phase de ligue d'une coupe d'Europe depuis 2011 pour Lyon, qui s'est incliné 3-0 (analyse et notes), sèchement, en Allemagne. Une contre-performance quasiment historique, au cours de laquelle les Lyonnais ont manqué d'envie, se sont montrés trop timides, et auraient même pû en encaisser davantage. Là encore, Fonseca avait choisi de faire tourner, avant un rendez-vous ô combien important face au PSG, ce lundi soir (reporté en raison des manifestations en France). Les jeunes Steeve Kango et Rémi Himbert avaient notamment fait leur réapparition. Tanner Tessmann aussi, Ruben Kluivert aligné au poste de latéral gauche. Mais, pour la première fois cette saison, cette rotation n'a pas été payante, loin de là. Les doutes ressurgissent donc, avant d'affronter le double champion d'Europe en titre.
