Au fil de ses revendications sur la fin de la saison de Ligue 1, Jean-Michel Aulas apparaît de plus en plus isolé parmi les hautes sphères du football français.
Jean-Michel Aulas a crié au complot, hier, en déplorant sur Twitter que "Bernard Caïazzo, Loïc Féry et Nicolas Holveck se réunissent à trois : la décision de rester en L1 pour l'ASSE, de monter en L1 pour Lorient et de jouer le tour préliminaire de CL pour Rennes leur convient bien !" Quelques heures plus tard, l'OL a publié un communiqué soulignant que Bernard Caïazzo, président du syndicat Première Ligue pourtant "représenté par plusieurs courants de pensée", s'est entouré de deux présidents, "Loïc Féry et Nicolas Holveck comme lui tout heureux de cet arrêt prématuré du championnat". C'est désormais assez clair, le président lyonnais a ses homologues stéphanois, lorientais et rennais dans le viseur. Et comme d'habitude, il ne lâche pas sa/ses proie(s).
Il y a quelques semaines, c'est avec Jacques-Henri Eyraud qu'il avait entrepris une passe d'armes, conclue par des noms d'oiseaux échangés lors d'une réunion du bureau de la Ligue. On l'a également entendu, dernièrement, s'en prendre à Didier Quillot, le directeur général de la LFP, et même Noël Le Graët, le président de la FFF dont il fait pourtant partie du comité exécutif. "En plus de perdre du pouvoir, il se décrédibilise et s'est mis en porte-à-faux avec la Fédération, la Ligue et les autres clubs", résume un président de club, interrogé par L'Equipe. Un autre explique la perte d'influence de JMA par "sa non-présence dans les trois groupes de travail (calendrier, financier et dialogue social) pendant cette crise du coronavirus", même si son DG adjoint Vincent Ponsot a siégé aux commissions calendrier et dialogue social.
"Il a changé trop souvent d'avis", fustige un président de L1
Jean-Michel Aulas a pourtant tenté de se trouver des soutiens parmi ses pairs, mais a choisi des compagnons d'infortune, à Toulouse et plus récemment Amiens. "Pendant cette période, il a changé trop souvent d'avis : un coup, il a parlé de saison blanche, un autre, de coefficient UEFA pour attribuer les places européennes avant de s'associer au projet Rivère (le président de Nice, fin de saison à l'automne et début de la prochaine début 2021) puis de plaider pour des play-offs. Et maintenant il signe la pétition d'Amiens pour une L1 à 22 clubs... Il n'a défendu que des options vouées à l'échec", balance un autre dirigeant de club français. "Ça ne lui ressemble pas, mais c'est un peu à l'image de la saison de son club." Laborieuse, vaine, mais peut-être lourde de conséquences...
L’Olympique Lyonnais s’étonne des propos tenus par Loïc Féry, Nicolas Holveck et Bernard Caïazzo lors d’une conférence de presse du syndicat Première Ligue qui a eu lieu ce dimanche.https://t.co/LO2PEdTIOl
— Olympique Lyonnais (@OL) May 10, 2020