Pris à la gorge par des problèmes financiers importants, l'Olympique de Marseille est dans une situation étouffante et les tensions se multiplient en interne.
A Marseille, la deuxième place décrochée cette saison n'est que l'arbre qui cache la forêt. Malgré la possibilité de retrouver la Ligue des Champions, l'été marseillais s'annonce sous tension et l'atmosphère est déjà électrique. Lundi, André Villas-Boas fera son retour à Marseille après avoir passé le confinement au Portugal. Lors des prochains jours, l'entraîneur devrait travailler sur l'organisation de la reprise de l'entraînement qui devrait avoir lieu entre le 15 et le 27 juin. Mais l'entraîneur lusitanien sera-t-il toujours sur le banc marseillais la saison prochaine ? Le doute est permis.
Récemment, AVB a de nouveau mis la pression sur sa direction et a demandé des garanties concernant le prochain mercato. Il n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il avait déjà procédé de la sorte par le passé. D'après L'Equipe, les rapports entre le coach olympien et Jacques-Henri Eyraud se sont distendus, notamment en raison de l'incapacité du président marseillais à rassurer l'entraîneur sur l'avenir de certains cadres du groupe. Et selon nos confrères, André Villas-Boas n'est pas le seul membre du club à avoir des rapports difficiles avec JHE.
Dimitri Payet a joué carte sur table
Les négociations débutées il y a plusieurs semaines pour une baisse des salaires ou encore l'absence de primes de victoires ont mis davantage de distance entre plusieurs joueurs du groupe et le président, à commencer par Dimitri Payet. A l'issue d'une victoire olympienne au cours de la belle série réalisée en novembre dernier, Eyraud serait allé saluer les joueurs dans le vestiaire, lesquels auraient affiché un visage fermé. Dès lors, le Réunionnais lui aurait signifié qu'il n'était plus le bienvenue dans le vestiaire dans ces conditions. Un message limpide que le président phocéen a parfaitement reçu.
Suite à leur qualification pour la Ligue des Champions, à condition que le fair-play financier laisse le club y participer, les joueurs attendent désormais les primes correspondant à cet objectif qu'ils ont rempli. Dans l'entourage de Jacques-Henri Eyraud, l'attitude des joueurs ne passe pas. "C'est cruel pour Eyraud, car s'il y en a bien qu'il a traité comme des rois, ce sont les joueurs. De leurs jolis contrats au règlement de leurs moindres problèmes, la nounou, l'avion privé..." a confié un proche.